Aujourd'hui est lancée la Journée de la gentillesse.
Il semblerait que notre équilibre fondamental passe par la gentillesse. Et pourtant nous vivons dans une société de compétition et d'incivilités où la bienveillance semble être une tare.
Déclarer de quelqu'un qu'il est gentil le fait bien souvent passer pour une personne bête et naïve. Ce glissement de langage commence très tôt : dès la maternelle, les parents veulent que leurs enfants soient forts, compétitifs, en un mot, les meilleurs : « Tu vas te faire marcher sur les pieds disent-ils, on va profiter de toi si tu es trop gentille. Et les enfants se replient sur eux-mêmes, perdent leur spontanéité à aller vers les autres, s'ils donnent c'est pour recevoir en retour, plus rien de gratuit... Le principe universel de la gentillesse est supprimé au bénéfice du « tout profit »!
Parallèlement, on assiste dans notre société à une augmentation sans précédent des troubles dépressifs et anxieux. Manque de chaleur humaine, absence de présence rassurante et protectrice de l'autre, effritement d'une communauté solidaire et humaine qui donne sens à la vie. La gentillesse là, semble être le seul remède, avec l'attention et la bienveillance à autrui que cela implique nuancé d'empathie, la faculté que nous avons tous de ressentir ce que l'autre ressent.
La gentillesse, faite de présence sincère constitue un excellent rempart contre bon nombre de maladies. Par opposition, la solitude est mère de bien des maux. Les personnes seules ou mal
entourées souffrent de deux à trois fois plus de maladies : arthrite, infarctus, crise cardiaque, cancer, problème pulmonaire. Des recherches indiquent que pour retarder l'évolution des maladies
neurodégénératives, il faut multiplier les liens, les interactions et rester ouvert sur le monde.
Il en va de même au travail. Le fait d'être gentil permet des collaborations fructueuses. Il existe d'ailleurs beaucoup d'ouvrages de référence mettant en avant la bienveillance dans le milieu professionnel où les rapports de force sont si prégnants qu'ils créent des tensions telles que les personnes en deviennent finalement improductives. D'où la nécessité d'établir des échanges, qualifiés de « gagnant-gagnant », basés sur l'écoute et l'acceptation de l'autre.
Alors, aujourd'hui soyons gentils ! Ecoutons-nous les uns les autres, sachons avoir des échanges de respect, d'écoute, de partage, de compréhension, de tolérance, d'acceptation de l'autre tel qu'il est et non tel qu'on le voudrait c'est-à-dire à sa propre image, une petite introspection, revoir la façon dont nous percevons l'autre, faire fi de son ego et recevoir, savoir recevoir aussi fait partie de la gentillesse : être gentil n'est pas être idiot, c'est ETRE, dans tout ce que ce terme comporte d'amour des autres !
Nous nous en porterons bien mieux et la journée sera tellement plus agréable...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander